Nid de chenilles processionnaires : le reconnaître et l’enlever

En résumé

  • Le nid de la processionnaire du pin est une bourse de soie ovale à l’extrémité des branches ; celui de la processionnaire du chêne est plaqué contre le tronc ou les grosses branches.
  • Les soies urticantes, longues de 0,1 à 0,2 mm, restent dans le nid vide et sur l’écorce : un nid ne se manipule jamais sans protection complète.
  • L’enlèvement est une affaire de professionnels ; l’éco-piège, posé avant la descente des chenilles, intercepte les chenilles en procession sur un pin.

Un nid de chenilles processionnaires se reconnaît à sa bourse de soie blanchâtre accrochée au bout d’une branche de pin, ou à son tissage plaqué contre le tronc d’un chêne. Il reste urticant même vide : on ne le touche pas, et on le fait enlever par un professionnel équipé.

Hygiène Biocide, entreprise de désinsectisation basée à Marseille, assure le traitement contre les chenilles processionnaires à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, chez les particuliers comme chez les professionnels. Les techniciens interviennent équipés contre les soies urticantes et posent des éco-pièges sur les pins qui portent des nids.

Comment reconnaître un nid de chenilles processionnaires ?

Un nid de chenilles processionnaires est une structure de soie tissée par toute une colonie. Sur un pin ou un cèdre, il prend la forme d’une bourse ovale à l’extrémité des branches ; sur un chêne, il se présente comme un tissage plaqué contre l’écorce du tronc ou des grosses branches.

À quoi ressemble le nid d’hiver de la processionnaire du pin ?

Le nid d’hiver de la processionnaire du pin est une bourse de soie ovale, généralement placée sur la partie ensoleillée de l’arbre, souvent orientée au sud. Sa taille varie au fil de l’hiver, à mesure que la colonie se développe.

En automne, les jeunes chenilles tissent d’abord des pré-nids plus petits. Leurs soies ne sont pas encore urticantes, car elles se forment à partir du troisième stade larvaire, mais un pré-nid se confond facilement avec un nid d’hiver, qui l’est : dans le doute, restez à distance.

À quoi ressemble le nid de la processionnaire du chêne ?

Le nid de la processionnaire du chêne est un tissage plaqué contre l’écorce, sur le tronc ou sur les grosses branches. En juin et juillet, les chenilles y fabriquent une plaque de nymphose qui peut atteindre un mètre de long.

Quelles chenilles ressemblent aux processionnaires ?

La processionnaire d’été (Thaumetopoea pinivora) se nourrit aussi de pin, et les fausses chenilles du lophyre du pin (Diprion pini), souvent groupées, y ressemblent. En cas de doute, l’Observatoire des chenilles processionnaires accepte l’envoi d’une photo.

Un nid de chenilles processionnaires est-il dangereux quand il est vide ?

Oui, un nid de chenilles processionnaires vide reste urticant. Les soies microscopiques, longues de 0,1 à 0,2 mm, demeurent dans la soie du nid et sur l’écorce, plusieurs mois après le départ des chenilles. Un nid abandonné ou tombé au sol ne se manipule donc pas, même s’il semble inerte.

Chez l’être humain, les soies provoquent des éruptions cutanées, de l’urticaire, des conjonctivites, de la toux, des maux de gorge et parfois des difficultés respiratoires ; les réactions allergiques vraies sont plus rares et suivent des expositions importantes et répétées, d’après l’Observatoire des chenilles processionnaires. Les dangers des chenilles processionnaires touchent aussi les animaux domestiques.

Un chien ou un chat qui renifle ou lèche une chenille s’expose à une atteinte de la langue, avec un risque de nécrose selon l’Observatoire. Le cas du chien qui a léché une chenille processionnaire demande une consultation vétérinaire sans attendre. Les animaux restent exposés tant que nids et processions sont à leur portée.

Comment enlever un nid de chenilles processionnaires ?

Enlever un nid de chenilles processionnaires consiste à décrocher ou aspirer le nid avec un équipement de protection complet, puis à confiner les déchets. Le risque d’urtication est très élevé, et les nids se trouvent souvent en hauteur : l’opération relève des professionnels.

Peut-on enlever un nid de chenilles processionnaires soi-même ?

Un particulier peut décrocher un petit nid à portée de main avec un échenilloir, mais l’urtication reste un risque très élevé, même avec un nid vide. Il faut une protection complète : combinaison, masque, gants étanches, lunettes, chaussures montantes.

Le nid est ensuite suremballé et déposé avec les ordures ménagères pour incinération, selon le recueil des méthodes de lutte de l’Observatoire des chenilles processionnaires (FREDON France, 2023), qui précise que les professionnels utilisent des conteneurs hermétiques. Pour un nid en hauteur ou une infestation étendue, l’intervention revient à un professionnel, avec une nacelle si besoin.

À ne pas faire :

  • toucher un nid, même vide ou tombé au sol ;
  • balayer une procession de chenilles, car le balai disperse les soies dans l’air ;
  • décrocher un nid en hauteur sans nacelle ni équipement de protection.

Comment un professionnel enlève-t-il un nid de chenilles processionnaires ?

Hygiène Biocide, entreprise de désinsectisation basée à Marseille, intervient en cinq temps : inspection, périmètre de sécurité, aspiration des nids, confinement des déchets et contrôle de la zone après l’intervention.

  • Inspection de la zone pour repérer les nids et évaluer le niveau d’infestation.
  • Périmètre de sécurité autour de l’arbre pendant l’intervention.
  • Aspiration des nids par des techniciens en combinaison, masque, gants et lunettes.
  • Confinement des déchets contaminés, pour ne pas disperser les poils urticants.
  • Contrôle de la zone une fois le traitement terminé.

Selon l’arbre, la configuration des lieux et la période, nous complétons l’aspiration par un traitement adapté ou par un éco-piège. Nous intervenons à Marseille et dans les communes proches, par exemple pour une désinsectisation à Aubagne, chez les particuliers comme chez les professionnels.

Comment fonctionne un éco-piège contre les chenilles processionnaires ?

L’éco-piège est un collier fixé autour du tronc d’un pin : il bloque les chenilles qui descendent en procession et les dirige vers un sac de collecte rempli de terre, où elles s’enterrent.

Eco piège à chenilles processionnaires

Nous posons ce dispositif sur les pins porteurs de nids, avant la descente des chenilles : le collier épouse le tronc, à deux mètres de hauteur au minimum, avec une étanchéité soignée entre le tronc et la collerette : sans elle, des chenilles passent. D’après les études citées par l’Observatoire, 96,5 % à 99,8 % des chenilles en procession ont été piégées sur les arbres équipés.

L’éco-piège ne retire pas le nid et ne convient pas au chêne. Le sac rempli de chenilles reste urticant : il se retire environ un mois après les dernières descentes, avec une protection complète, sans être vidé, puis il est suremballé. La pose est à la portée d’un particulier équipé ; le retrait du sac demande les mêmes précautions qu’un nid.

Quelles autres techniques existent contre les chenilles processionnaires ?

Le bacille de Thuringe (Btk) se pulvérise sur les jeunes chenilles, avant qu’elles deviennent urticantes ; ce produit est homologué comme phytopharmaceutique, et son application demande un Certiphyto.

Les pièges à phéromones capturent les papillons mâles pour limiter la reproduction, mais ils n’agissent pas sur les chenilles déjà installées. Les nichoirs à mésanges complètent ces méthodes, à condition que les oiseaux les colonisent. L’Observatoire estime qu’une éradication systématique n’est ni possible ni souhaitable, et recommande d’associer plusieurs techniques.

Qui doit faire enlever un nid de chenilles processionnaires ?

Le décret n° 2022-686 du 25 avril 2022 a classé les chenilles processionnaires du pin et du chêne parmi les espèces dont la prolifération est nuisible à la santé humaine. Ce sont ensuite les préfets, par arrêté, et les maires qui fixent les obligations locales : qui doit agir, quand et comment.

Selon les départements, un arrêté peut imposer aux propriétaires et aux locataires de détruire les nids accessibles ou de piéger les chenilles, tandis qu’un autre vise surtout les lieux fréquentés par le public. Renseignez-vous auprès de votre mairie : les arrêtés municipaux, quand ils existent, précisent les obligations de votre commune.

À quelle période voit-on un nid de chenilles processionnaires ?

Le nid d’hiver de la processionnaire du pin se construit pendant l’hiver, et les chenilles le quittent pour descendre en procession de janvier à mai selon le climat. Celles du chêne sont actives d’avril à juillet, et leur plaque de nymphose se forme en juin et juillet.

Le cycle suit les saisons : les papillons sortent de terre entre juin et août, les œufs éclosent 30 à 45 jours après la ponte, puis cinq stades larvaires se succèdent, avec des soies urticantes dès le troisième. Les chenilles s’enterrent ensuite pour devenir chrysalides, au repos jusqu’à l’été.

Procession au dessus d'un piège à chenilles processionnaires

Éviter de se promener sous les pins de janvier à mai réduit l’exposition, car c’est la période où les processions descendent des arbres. Le collier d’un éco-piège se pose donc avant cette descente, dès l’apparition des nids d’hiver.

Un nid de chenilles processionnaires dans votre jardin ou près de vos locaux ? Hygiène Biocide, entreprise de désinsectisation basée à Marseille, intervient à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône sous 24 à 48 h, avec des techniciens équipés contre les soies urticantes. Pour demander un devis gratuit, appelez le 09 83 74 94 86 ou passez par le formulaire de contact : pour un nid accessible, le devis se fait souvent par téléphone, sans déplacement préalable. L’entreprise est certifiée Certibiocide, une certification obligatoire pour appliquer des produits biocides.

Questions fréquentes sur les nids de chenilles processionnaires

Que faire après un contact avec les poils d’un nid de chenilles processionnaires ?

Retirez les vêtements en évitant tout contact avec la peau, puis rincez sans frotter. Consultez un médecin ou appelez un centre antipoison en cas de réaction ; en cas de difficultés respiratoires, appelez le 15 ou le 112.

Faut-il toujours enlever un nid de chenilles processionnaires ?

Non, pas systématiquement : l’Observatoire des chenilles processionnaires (FREDON France) indique qu’il n’est pas nécessaire d’intervenir sur une zone peu fréquentée, mais qu’il faut se protéger d’un nid proche d’une cour d’école ou d’un parc. Dans un jardin où jouent des enfants ou des animaux, la présence d’un nid justifie un traitement, et l’arrêté de votre commune peut l’exiger.