Quatre espèces de cafards colonisent les habitations françaises : la blatte germanique, la blatte orientale, la blatte américaine et la blatte rayée. À ces quatre types domestiques s’ajoutent les blattes de jardin du genre Ectobius, qui vivent dehors et ne présentent pas le même caractère envahissant.
Savoir à quelle sorte de cafard on a affaire change la manière de traiter. Les espèces n’occupent pas les mêmes pièces, ne se reproduisent pas au même rythme et ne se cachent pas aux mêmes endroits. Une blatte orientale se traite dans une cave, une germanique derrière un plan de travail. Le tableau ci-dessous rassemble les repères d’identification de chacune : taille, couleur, capacité de vol et habitat de prédilection. Quand l’infestation est installée, l’intervention d’une entreprise de traitement des cafards à Marseille devient nécessaire pour atteindre les zones de nidification.
| Espèce | Taille | Couleur | Vol | Habitat |
|---|---|---|---|---|
| Blatte germanique | 10 à 15 mm | Brun clair, deux bandes sombres | Non | Cuisines, salles de bain |
| Blatte orientale | 20 à 30 mm | Noir brillant à brun foncé | Non | Caves, égouts, locaux poubelles |
| Blatte américaine | jusqu’à 40 mm | Rougeâtre uniforme | Vol plané court | Sous-sols, cuisines professionnelles |
| Blatte rayée | 10 à 19 mm | Brun clair à jaunâtre, bandes transversales | Mâles uniquement | Chambres, placards, meubles |
| Blatte de jardin | 8 à 12 mm | Brun clair à brun foncé | Oui | Végétation extérieure |
À quelle famille appartiennent les cafards ?
Les cafards forment un ordre d’insectes, les Blattodea, à l’intérieur duquel les espèces françaises se répartissent en deux familles. Les Blattidae regroupent les grandes espèces au corps sombre, blatte orientale et blatte américaine. Les Ectobiidae rassemblent les espèces plus petites, blatte germanique, blatte rayée et blattes de jardin.
La famille des cafards à laquelle appartient une espèce recoupe assez fidèlement son habitat. Les Blattidae occupent les espaces collectifs et les parties basses des bâtiments : réseaux d’assainissement, vides sanitaires, sous-sols. Les Ectobiidae s’installent dans le logement lui-même, au contact direct des occupants. Un cafard de grande taille trouvé dans une cave et une petite blatte trouvée dans une cuisine ne relèvent ni de la même famille, ni du même schéma d’infestation.
Une révision taxonomique a par ailleurs rattaché les termites à l’ordre des Blattodea. Les termites descendent d’un ancêtre commun avec les cafards et sont aujourd’hui classés parmi eux, ce qui n’en fait pas pour autant des nuisibles comparables : leur régime alimentaire et les dégâts qu’ils causent au bâti sont d’une nature différente.
Blatella germanica, la blatte germanique
La blatte germanique est le type de cafard le plus répandu dans les logements français et représente 90 % des infestations recensées. Elle mesure entre 10 et 15 millimètres de long et son corps brun présente deux bandes longitudinales sombres sur le pronotum (partie dorsale du thorax). Bien qu’elle soit dotée d’ailes, la Blatella germanica ne vole pas. La femelle se distingue par un abdomen plus large et arrondi. Tout au long de sa vie, elle produit 7 oothèques, c’est-à-dire des membranes rigides qui enveloppent ses œufs, chacune contenant 30 à 40 œufs. La blatte germanique, à l’instar des autres espèces de blattes, suit un cycle de vie hémimétabole qui comprend trois étapes principales :
- Les œufs sont contenus dans une oothèque mesurant environ 7 mm de long et 3 mm de large, et la période d’incubation est relativement courte, de l’ordre de 2 à 5 semaines.
- Les nymphes passent par 5 à 7 mues après l’éclosion, avant d’atteindre la maturité sexuelle, et le stade nymphal dure environ 100 jours.
- Les blattes adultes : la durée de vie moyenne d’une blatte germanique adulte est de 3 à 7 mois.
Les blattes germaniques affectionnent particulièrement les environnements chauds (25-33 °C) et humides (60 à 80 % d’humidité). On les trouve principalement dans les cuisines, salles de bain et autres pièces humides : elles se cachent durant la journée dans les fissures, derrière les plinthes, sous les appareils électroménagers ou près des canalisations.
Blatta orientalis, la blatte orientale
La blatte orientale, deuxième espèce de cafards la plus répandue en France après la blatte germanique, nécessite une surveillance particulière en raison de sa capacité à coloniser rapidement les bâtiments. Les blattes orientales mesurent entre 20 et 30 mm de long, et leur corps arbore une teinte noir brillant ou brun très foncé. Les femelles possèdent des ailes plus courtes que les mâles et un corps plus large. Tout comme la blatte germanique, la blatte orientale ne vole pas malgré le fait qu’elle possède des ailes.
Ce cafard est attiré par les zones fraîches et sombres, contrairement à sa cousine germanique qui préfère la chaleur : on le trouve fréquemment dans les caves et sous-sols, les vides sanitaires, les égouts et canalisations ainsi que dans les locaux poubelles. Les blattes orientales se nourrissent principalement de matières organiques en décomposition, de déchets alimentaires et de papier. Moins véloces que d’autres espèces, elles compensent cette lenteur relative par une grande résistance aux conditions difficiles. Une grande blatte au corps noir brillant repérée dans une cave ou un local poubelle est presque toujours une blatte orientale.
Periplaneta americana, la blatte américaine
La blatte américaine est la plus grande espèce de cafard présente dans les habitations françaises et peut atteindre une taille de 40 mm à l’âge adulte. Son corps présente une teinte rougeâtre uniforme, avec une marque plus claire sur le pronotum. Dotée d’ailes bien développées, elle peut planer sur de courtes distances, contrairement à ses cousines germaniques et orientales.
Elles privilégient les zones chaudes et humides, notamment les sous-sols, les vides sanitaires et les canalisations. Dans les bâtiments, on les trouve fréquemment dans les cuisines professionnelles, les restaurants et les locaux techniques, mais leur activité nocturne les rend difficiles à repérer. Une femelle peut pondre jusqu’à 90 œufs par oothèque et produit 6 à 14 oothèques durant sa vie. Les nymphes atteignent leur maturité en 6 à 12 mois, selon les conditions environnementales : cette capacité de reproduction massive rend les infestations particulièrement problématiques.
Supella longipalpa, la blatte rayée
La blatte rayée, sorte de cafard moins connue que ses cousines germaniques ou orientales, mesure entre 10 et 19 millimètres de longueur et se distingue par sa coloration brun clair, voire jaunâtre : elle tire son nom des deux bandes transversales claires visibles sur son abdomen. Les mâles possèdent des ailes plus développées que les femelles, leur permettant de voler sur de courtes distances.
Contrairement aux autres espèces de blattes qui privilégient les zones humides, la Supella longipalpa montre une préférence marquée pour les endroits secs et chauds. On la trouve fréquemment dans les chambres, les placards, derrière les tableaux et les meubles : elle peut grimper facilement sur les surfaces verticales lisses. En ce qui concerne la reproduction, les femelles produisent entre 10 et 14 oothèques durant leur vie, chacune contenant 16 œufs en moyenne : leur développement dure environ 90 jours à 30 °C. Les œufs éclosent après 30 à 40 jours d’incubation, et les jeunes blattes traversent 6 à 8 stades larvaires avant d’atteindre la maturité.
Les blattes de jardin
Les blattes de jardin, contrairement aux espèces de cafards nuisibles que l’on retrouve dans les foyers, comptent une vingtaine d’espèces, majoritairement du genre Ectobius, un genre de blattes vivant principalement de la végétation extérieure. Elles se distinguent par leur plus petite taille, généralement entre 8 et 12 mm de long, et leur comportement bien moins invasif. Leur coloration peut aller du brun clair au brun foncé, avec parfois des motifs plus clairs sur le pronotum : la blatte sylvestre (Ectobius sylvestris) est l’espèce la plus répandue dans les jardins français.
Les blattes de jardin transforment les débris végétaux, les feuilles mortes et le bois en décomposition en matière organique assimilable par les plantes, ce qui contribue à l’enrichissement du sol et au recyclage des nutriments. Dans des conditions normales, les blattes de jardin ne nécessitent aucune intervention, et il est utile de savoir si les blattes de jardin présentent un risque avant d’envisager un traitement. Si vous constatez une prolifération inhabituelle ou une intrusion dans votre habitation, un diagnostic effectué par un professionnel permettra de les différencier des blattes présentes dans les logements.
Le cafard vole-t-il ?
Les types de blattes qui vivent dans les logements français ne volent pas, même lorsqu’ils possèdent des ailes. La blatte germanique et la blatte orientale en sont pourvues mais ne s’en servent jamais pour se déplacer. Seule la blatte américaine et, dans une moindre mesure, le mâle de la blatte rayée quittent le sol sur de courtes distances.
Le vol de la blatte américaine relève davantage du vol plané que du vol actif. L’insecte se laisse tomber depuis un point haut, un plafond ou le sommet d’un mur, et amortit sa descente en écartant les ailes. Le mâle de la blatte rayée, dont les ailes sont plus développées que celles de la femelle, franchit lui aussi quelques mètres de cette façon.
Les blattes de jardin, elles, volent réellement, ce qui les sépare nettement des espèces domestiques. Leur mode de vie extérieur explique cette différence : le vol leur sert à circuler entre les zones de végétation, là où les blattes d’intérieur se déplacent au sol, dans les gaines techniques et les interstices du bâti.
Cette distinction a une conséquence pratique : un insecte brun qui traverse une pièce en volant franchement n’est probablement pas un cafard.
Les insectes que l’on confond avec un cafard
Un insecte ressemblant à un cafard n’en est pas toujours un. Corps aplati, couleur brune, activité nocturne : plusieurs espèces de la maison partagent ces caractères. Le grillon domestique, les coléoptères d’intérieur, le cloporte et la punaise diabolique reviennent le plus souvent dans ces confusions, alors qu’un détail morphologique suffit à les écarter.
- Le grillon domestique possède des pattes arrière puissantes qui lui permettent de sauter, et les mâles stridulent. Aucun cafard ne saute ni ne produit de son.
- Les coléoptères de la maison, vrillettes et anthrènes en tête, portent des élytres rigides qui se rejoignent en ligne droite sur le dos. Les ailes du cafard sont souples et se chevauchent.
- Le cloporte appartient aux crustacés terrestres. Il compte quatorze pattes contre six chez le cafard, sa carapace est nettement segmentée et il se roule en boule quand on le dérange.
- La punaise diabolique a un corps en forme d’écusson, des antennes courtes et annelées, et dégage une odeur marquée lorsqu’on l’écrase.
- La blatte de jardin est bien un cafard, mais une espèce extérieure inoffensive. Sa petite taille et sa présence près des ouvertures suffisent en général à la distinguer d’une infestation domestique.
Le critère le plus fiable reste la paire d’antennes. Chez un cafard, elles sont fines, mobiles et au moins aussi longues que le corps. Ajoutez à cela une course rapide au ras des surfaces et une fuite immédiate vers l’ombre dès qu’une lumière s’allume : la combinaison des trois ne trompe pas. Si le doute persiste, les traces laissées dans le logement confirment ou écartent la présence de blattes.
Questions fréquentes sur les espèces de cafards
Combien de sortes de cafards existe-t-il en France ?
Cinq types de cafards se rencontrent couramment en France : quatre espèces domestiques, germanique, orientale, américaine et rayée, auxquelles s’ajoute une vingtaine d’espèces de blattes de jardin regroupées principalement sous le genre Ectobius.
Blatte et cafard désignent-ils la même chose ?
Blatte et cafard désignent exactement le même insecte. « Blatte » est le terme entomologique, « cafard » le nom courant. Les deux mots s’emploient indifféremment, y compris dans le vocabulaire professionnel de la désinsectisation.
Quel type de blatte trouve-t-on le plus souvent dans un logement ?
La blatte germanique domine largement les infestations en logement. Sa petite taille, sa reproduction rapide et sa préférence pour les zones chaudes et humides des cuisines et salles de bain expliquent cette prédominance.
Comment identifier l’espèce de cafard présente chez soi ?
Trois éléments permettent d’identifier l’espèce : la taille de l’insecte, sa couleur et la pièce où on le trouve. Une petite blatte claire dans une cuisine est presque toujours une germanique, un grand insecte noir dans une cave une orientale.
Quelle espèce de cafard est la plus difficile à éliminer ?
La blatte germanique reste la plus difficile à éliminer, en raison de son rythme de reproduction et de sa capacité à se loger dans des interstices de quelques millimètres. Un traitement au gel insecticide correctement positionné, suivi d’un passage de contrôle, permet d’en venir à bout.
Faire identifier et traiter une infestation de cafards
L’identification de l’espèce conditionne le placement du traitement. C’est la première chose que fait notre technicien lors du diagnostic : localiser les zones de passage et de nidification, déterminer l’espèce en cause, puis positionner le gel insecticide aux endroits réellement fréquentés par les blattes. Un passage de contrôle vérifie ensuite l’évolution de la population.
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